Sommaire
- 1 L’essentiel à retenir sur la qualité de l’air intérieur et les normes qualité air
- 2 Éligibilité & obligations pour la surveillance air intérieur et la réglementation 2026
- 3 Coûts & variables : estimation des prix pour améliorer la qualité de l’air intérieur
- 4 Aides CEE & cumul : opportunités pour financer la surveillance air intérieur et actions correctives
- 5 Étapes du projet (How-to) pour améliorer la qualité de l’air intérieur et surveillance air intérieur
- 6 Erreurs fréquentes & bonnes pratiques pour la qualité de l’air intérieur
- 7 Cas d’usage & mini étude de cas : résultats avant/après sur la qualité de l’air intérieur
- 7.1 Quelles sont les nouvelles valeurs limites pour les particules fines ?
- 7.2 La surveillance des particules ultrafines est-elle obligatoire ?
- 7.3 Quels capteurs installer pour un suivi fiable ?
- 7.4 Les écoles et crèches ont-elles des obligations spécifiques ?
- 7.5 Peut-on cumuler CEE et aides locales pour des travaux QAI ?
- 7.6 Comment prouver la dégradation de santé due à la pollution intérieure ?
- 7.7 Où trouver les normes et guides officiels ?
- 8 Sources
Qualité de l’air intérieur : normes et obligations actualisées en 2026. Ce dossier rassemble les règles européennes et nationales, les repères chiffrés, les méthodes de surveillance et les actions concrètes à mener pour réduire la pollution intérieure et protéger la santé respiratoire. Il décrit aussi comment mobiliser les aides CEE et planifier un projet de rénovation ou d’amélioration de la qualité de l’air intérieur dans une maison, un établissement public ou un site tertiaire.
En bref :
- Directive européenne 2024/2881 aligne les normes sur les recommandations scientifiques et fixe des objectifs pour 2030.
- Les limites annuelles pour PM2,5 passent à 10 µg/m³ et pour NO2 à 20 µg/m³ (valeurs UE à atteindre).
- Surveillance renforcée : ajout des particules ultrafines et du carbone suie, création de « super sites ».
- Actions pratiques : ventilation, détection et réduction des COV, filtration adaptée et suivi par capteurs.
- Aides et cumul : certaines opérations sont éligibles aux dispositifs CEE avec simulation disponible.
L’essentiel à retenir sur la qualité de l’air intérieur et les normes qualité air
La qualité de l’air intérieur est devenue un impératif réglementaire et sanitaire. La directive (UE) 2024/2881, adoptée et entrée en vigueur fin 2024, impose des objectifs plus stricts pour plusieurs polluants et renforce les obligations de surveillance. Concrètement, pour les décideurs locaux et les maîtres d’ouvrage, cela signifie un renforcement de la surveillance, l’intégration de nouveaux indicateurs (particules ultrafines, carbone suie) et l’adoption de plans d’action locaux lorsque les objectifs ne sont pas atteints.
Pour les gestionnaires de bâtiments, trois messages clés : mesurer, réduire, informer. Mesurer avec des dispositifs calibrés et des campagnes de surveillance, réduire via la ventilation, le choix de matériaux faiblement émissifs et la filtration, informer en diffusant des données compréhensibles au public, en particulier aux populations sensibles (enfants, personnes âgées, malades chroniques).
Qu’est-ce qui change avec la réglementation 2026 et la surveillance air intérieur
La directive introduit une baisse sensible des valeurs limites pour les particules et les oxydes d’azote. Les États membres disposent de deux ans pour transposer le texte, soit jusqu’au 10 décembre 2026. Les autorités françaises ont déjà commencé à intégrer ces dispositions, en s’appuyant sur des guides techniques et des réseaux de surveillance existants.
La surveillance va évoluer : en plus des stations classiques, des « super sites » seront déployés pour mesurer des polluants émergents sur le long terme, et la modélisation sera plus largement utilisée pour compléter les mesures in situ.
Exemple concret : une collectivité qui observe des dépassements de PM2,5 devra établir un plan comprenant des mesures techniques (amélioration de la ventilation, réduction des émissions locales) et des moyens de communication. Les habitants doivent être informés lorsque les seuils d’alerte sont proches.
Pour aller plus loin sur les obligations liées à la loi Climat et Résilience et aux travaux, consultez une fiche pratique sur les obligations de la loi Climat et, pour des recommandations pratiques, la rubrique dédiée du ministère de la Santé Qualité de l’air intérieur : comment agir.
Insight : la priorité opérationnelle est simple : mesurer précisément, corriger les sources et garantir un renouvellement d’air maîtrisé pour protéger la santé respiratoire.

Éligibilité & obligations pour la surveillance air intérieur et la réglementation 2026
La transposition nationale de la directive européenne impose des obligations différentes selon le type d’établissement. Les établissements de santé, les crèches et les établissements recevant du public feront l’objet d’exigences renforcées en matière de suivi et d’actions correctives. Les collectivités devront mettre en place une cartographie des zones à risque et des campagnes de mesure ciblées.
Critères d’éligibilité pour la surveillance et l’analyse air intérieur
Les établissements prioritaires comprennent les hôpitaux, les crèches et les écoles. Les gestionnaires publics doivent mettre en place une surveillance conforme aux méthodes définies par la directive et par les guides français. Les outils d’analyse doivent être étalonnés et les résultats documentés pour permettre des actions correctives.
En pratique, voici une liste type de responsabilités :
- Installer des capteurs conformes (CO2, COV, PM2,5) et assurer leur étalonnage.
- Mettre en place un plan d’intervention en cas de dépassement des seuils.
- Informer les usagers et les personnels en cas de risques pour la santé respiratoire.
- Conserver les données pour audit et pour toute procédure d’indemnisation éventuelle.
Les obligations incluent aussi l’encadrement des matériaux : il est recommandé de choisir des matériaux faiblement émissifs en COV et des peintures labellisées. Pour des préconisations techniques et un guide révisé, se référer au guide du Cerema Guide QAI révisé, février 2025.
Exceptions et dérogations : la directive prévoit des flexibilités pour les zones spécifiques (conditions orographiques, contributeurs transfrontaliers). Ces dérogations doivent être justifiées et assorties de plans d’action.
Pour la mise en conformité technique : des solutions existent sur mesure selon le bâtiment. Pour les crèches, une page dédiée détaille les exigences et solutions proposées QAI crèche – qualité air. Les hôpitaux ont des règles spécifiques résumées sur QAI hôpital – qualité air.
Insight : documenter chaque étape de la surveillance garantit la conformité réglementaire et facilite l’accès à des financements ou compensations.
Coûts & variables : estimation des prix pour améliorer la qualité de l’air intérieur
Les coûts d’un projet QAI varient fortement selon l’étendue des mesures : simple capteur et diagnostic, rénovation de la VMC, remplacement d’un système de chauffage polluant, ou installation de filtration mécanique. Les fourchettes ci-dessous sont indicatives et doivent être validées par devis.
Fourchettes de prix et éléments influents sur les coûts qualité de l’air intérieur
Diagnostic air intérieur (analyse ponctuelle) : 150 € à 800 € TTC selon le nombre de paramètres mesurés (CO2, COV, PM2,5, hygrométrie).
Capteurs permanents : 80 € à 600 € TTC par capteur selon la précision et la connectivité.
Réglage ou remplacement de la VMC : 400 € à 5 000 € TTC selon le type (simple flux, double flux, ventilation hygroréglable).
Filtres HEPA ou filtrations intégrées : 150 € à 2 500 € TTC selon capacité et maintenance.
Isolation et rénovation des sources d’émission (revêtements, colles) : coûts très variables, souvent > 1 000 € TTC pour interventions ciblées.
Variables influentes : surface à traiter, nombre d’occupants, état de la ventilation, présence de sources internes (cuisines, poêles à bois), contraintes d’exploitation (hôpitaux, écoles). L’entretien régulier est un poste à prévoir : changement de filtres HEPA tous les 6–12 mois, contrôle VMC annuel, étalonnage des capteurs tous les 12 mois.
Exemple chiffré : pour une école de 300 m² équipée d’une VMC simple flux, la mise à niveau vers une VMC double flux avec filtration et capteurs CO2 peut coûter entre 8 000 € et 20 000 € TTC, avec un impact direct sur la santé respiratoire et le confort des élèves.
Financement : certaines opérations peuvent bénéficier de soutiens via les CEE. Pour vérifier l’éligibilité précise d’une opération et estimer la prime, il est possible de Simuler ma prime CEE ou de consulter des solutions d’étanchéité pour réduire les infiltrations.
Insight : planifier un budget sur 5 ans (investissement initial + entretien) permet de comparer efficacement le coût total et le bénéfice sanitaire.
Aides CEE & cumul : opportunités pour financer la surveillance air intérieur et actions correctives
Les Certificats d’Économies d’Énergie (CEE) peuvent financer certaines actions réduisant la consommation et les émissions de polluants intérieurs, notamment l’amélioration de l’étanchéité, le remplacement d’appareils de chauffage polluants, ou l’installation de systèmes de ventilation performants. Le cumul avec d’autres dispositifs dépend des règles de chaque dispositif et des conditions d’éligibilité.
Conditions et modalités de cumul des aides CEE pour la qualité de l’air intérieur
Pour bénéficier des CEE, les opérations doivent respecter des fiches standardisées et des critères techniques. Le cumul avec d’autres aides (subventions locales, aide ANAH, etc.) est possible sous conditions spécifiques. Avant d’engager des travaux, il est recommandé de vérifier l’éligibilité via une simulation et d’obtenir des devis conformes aux exigences.
Micro-CTA : pour connaître votre potentiel d’aide, vous pouvez Simuler ma prime CEE dès maintenant. Pour un diagnostic approfondi, Demander un audit permet d’identifier les actions priorisées.
Délais d’obtention : après acceptation du dossier CEE et réalisation des travaux, la prime peut être versée en quelques semaines à quelques mois, selon la complétude du dossier et les vérifications demandées par le fournisseur d’énergie ou l’organisme instructeur.
Exemple : une copropriété qui remplace une chaufferie individuelle polluante par une solution collective à plus haute performance énergétique peut cumuler CEE et subventions locales. Le calcul précis dépend des économies d’énergie évaluées et des fiches CEE applicables.
Insight : vérifier le parcours administratif en amont réduit les risques de refus de prise en charge et accélère l’obtention des primes.
Étapes du projet (How-to) pour améliorer la qualité de l’air intérieur et surveillance air intérieur
Planifier un projet QAI suit une progression logique : diagnostic, priorisation, mise en œuvre, suivi. Chaque étape doit être documentée. Voici une procédure numérotée simple à suivre pour un bâtiment public ou privé.
- Réaliser un diagnostic initial : mesures de PM2,5, CO2, COV et hygrométrie. Utiliser des instruments calibrés et documenter la campagne.
- Identifier les sources : combustion intérieure (poêles, chaudières), matériaux émetteurs de COV, infiltration d’air extérieur pollué.
- Prioriser les actions : ventilation/filtration, suppression ou substitution de matériaux, réglage des systèmes HVAC.
- Calculer le coût et les aides potentielles : utiliser le simulateur CEE et demander des devis RGE pour les travaux.
- Planifier la mise en œuvre : calendrier tenant compte des contraintes d’exploitation (horaires scolaires, continuité des soins, production industrielle).
- Assurer le suivi : installation de capteurs permanents, maintenance, campagnes de vérification annuelles.
- Informer et former les usagers : pratiques d’aération, gestion de l’humidité et limitatation des produits parfumés ou agressifs.
Exemple pratique : dans un petit centre de santé, le plan a consisté en remplacement d’une VMC obsolète, mise en place de filtres HEPA pour les salles de consultation, et capteurs CO2 dans les salles d’attente. Résultat : diminution des pics de CO2 de 800 ppm à 550 ppm en heures de pointe, et baisse mesurée des COV de plus de 40 % sur 6 mois.
Ressources pratiques : guide local et méthodes de surveillance disponibles via les politiques publiques QAI et le tableau des normes officielles Tableau des normes et seuils réglementaires.
Insight : structurer le projet par étapes avec des indicateurs chiffrés garantit des gains mesurables et rend la démarche éligible aux aides.
Erreurs fréquentes & bonnes pratiques pour la qualité de l’air intérieur
Parmi les erreurs récurrentes : se focaliser uniquement sur la filtration sans corriger les sources, négliger l’étalonnage des capteurs, sous-estimer l’importance de l’entretien, et ne pas associer les usagers à la démarche. Chaque erreur a une conséquence directe sur l’efficacité des actions et sur la conformité réglementaire.
Bonnes pratiques pour éviter la pollution intérieure et respecter les normes qualité air
Mettre en place une stratégie combinée : réduction des sources (matériaux faibles émissions, remplacement d’appareils polluants), amélioration de la ventilation et filtration, et surveillance continue. S’assurer que les appareils sont dimensionnés selon la occupation réelle et que les filtres sont remplacés selon les préconisations (tous les 6–12 mois pour HEPA courants).
Cas courant : des écoles qui installent des purificateurs mobiles sans optimiser la ventilation voient des améliorations limitées. Solution : combiner VMC réglée, purificateurs adaptés à la surface et protocoles d’ouverture des fenêtres selon météo et pollution extérieure.
Exemples d’outils à déployer : capteur CO2 pour pilote le renouvellement d’air, détecteur COV pour repérer émissions ponctuelles, capteur PM pour suivre particules fines. Des pages dédiées expliquent le rôle de chaque capteur : capteur CO2 et capteur COV.
Insight : l’efficacité repose sur la combinaison de mesures techniques et d’une gouvernance claire impliquant usagers, techniciens et décideurs.
Cas d’usage & mini étude de cas : résultats avant/après sur la qualité de l’air intérieur
Étude de cas 1 — Crèche municipale (100 m²) : diagnostic initial montrait des taux de PM2,5 moyens à 14 µg/m³ et des pics de COV fréquents. Actions : renouvellement partiel de l’air via VMC hygroréglable, substitution de peintures, installation de capteurs CO2. Coût total : 6 200 € TTC. Résultat 9 mois après : PM2,5 moyens 7 µg/m³, baisse des COV de 55 %, amélioration sensible du bien-être des enfants.
Étude de cas 2 — Bureau tertiaire (1 200 m²) : mesures régulières identifiaient des zones avec pics de CO2 > 1 400 ppm. Actions : équilibrage du réseau VMC, ajout de zones de soufflage, installation de purificateurs HEPA dans les salles de réunion. Coût total : 28 000 € TTC. Résultat : pics ramenés sous 800 ppm, meilleure productivité perçue par les salariés et diminution des arrêts maladie liés à des symptômes respiratoires.
| Polluant | Valeur actuelle (UE 2008) | Nouvelle valeur (Directive 2024/2881) | Valeur-guide OMS (2021) |
|---|---|---|---|
| PM2,5 (annuel) | 25 µg/m³ | 10 µg/m³ | 5 µg/m³ |
| NO2 (annuel) | 40 µg/m³ | 20 µg/m³ | 10 µg/m³ |
| PM10 (annuel) | 40 µg/m³ | 20 µg/m³ | 15 µg/m³ |
Pour des actions concrètes de rénovation et de suivi, consultez les recommandations pour le tertiaire sur QAI tertiaire ou pour la rénovation globale QAI rénovation.
Insight : associer diagnostic, travaux ciblés et suivi permet d’obtenir des résultats mesurables en quelques mois.
Quelles sont les nouvelles valeurs limites pour les particules fines ?
La directive 2024/2881 fixe pour les PM2,5 une valeur limite annuelle à 10 µg/m³ à l’horizon 2030. Ces valeurs sont plus strictes que les recommandations OMS (5 µg/m³).
La surveillance des particules ultrafines est-elle obligatoire ?
La directive introduit l’obligation de surveillance des polluants émergents, notamment les particules ultrafines et le carbone suie, sur des « super sites » dédiés.
Quels capteurs installer pour un suivi fiable ?
Un suivi de base combine CO2 (pilotage ventilation), PM2,5/PM10 (particules fines) et détecteurs de COV. Les capteurs doivent être étalonnés et positionnés selon un protocole.
Les écoles et crèches ont-elles des obligations spécifiques ?
Oui, les établissements accueillant des enfants font partie des priorités pour la surveillance et l’amélioration de la qualité de l’air. Des guides et fiches pratiques existent pour ces structures.
Peut-on cumuler CEE et aides locales pour des travaux QAI ?
Le cumul est possible mais dépend des règles de chaque dispositif. Il est conseillé d’obtenir une simulation CEE et des devis conformes avant d’engager les travaux.
Comment prouver la dégradation de santé due à la pollution intérieure ?
La directive renforce l’accès à la justice et à l’indemnisation, mais cela nécessite des preuves documentées : campagnes de mesure, certificats médicaux et suivi des données.
Où trouver les normes et guides officiels ?
Consultez le tableau des normes officielles et les guides techniques publiés par les ministères et organismes spécialisés, ainsi que les analyses de l’Ineris et du Cerema.
Sources
Directive (UE) 2024/2881, Parlement européen et Conseil, adoption 23/10/2024, entrée en vigueur 10/12/2024. Pour synthèse et impacts : Citepa – directive européenne QAI.
Guides et données françaises : Ministère de la Transition écologique – Qualité de l’air intérieur et le tableau officiel des normes Tableau des normes et seuils réglementaires (consulté 2025).
Recommandations pratiques : Ministère des Solidarités et de la Santé – recommandations QAI et guide technique Cerema – guide QAI révisé, février 2025.
Liens utiles Cee.fr : capteur COV, capteur CO2, régulation VMC. Pour estimer les aides : Simuler ma prime CEE.



























