Sommaire
- 1 L’essentiel à retenir – courbe de charge PV et usages
- 2 Éligibilité & obligations: courbe de charge PV, données et réseau
- 3 Coûts & variables: production photovoltaïque et pilotage par la courbe de charge PV
- 4 Aides CEE & cumul: ce que change la courbe de charge PV
- 5 Étapes du projet: de votre courbe de charge PV à l’optimisation énergétique
- 6 Erreurs fréquentes & bonnes pratiques avec la courbe de charge PV
- 7 Cas d’usage & mini étude de cas: maison, PME, copropriété
- 8 Sources et cadre de confiance
- 8.1 Comment récupérer ma courbe de charge PV simplement ?
- 8.2 La prime CEE finance-t-elle les panneaux photovoltaïques ?
- 8.3 Faut-il une batterie pour optimiser ma courbe de charge PV ?
- 8.4 Quels gains viser avec une bonne gestion de l’énergie ?
- 8.5 Puis-je ajuster ma puissance souscrite après optimisation ?
Au cœur des installations solaires performantes, la courbe de charge PV révèle en temps réel l’écart entre votre production photovoltaïque et votre consommation énergétique. Bien l’analyser permet d’optimiser l’énergie solaire au quotidien, de dimensionner vos équipements (onduleur, batterie, pilotage), et d’arbitrer finement entre autoconsommation et injection au réseau électrique. À la clé, des gains mesurables: réduction des appels de puissance, baisse des coûts d’abonnement, et meilleure résilience face aux hausses tarifaires. En fil conducteur, suivez la journée type d’un foyer puis d’une PME: de l’aube à la tombée de la nuit, la puissance disponible et les usages se répondent. Une lecture précise de cette dynamique aboutit à des décisions concrètes: décaler un chauffe-eau de 14 h à 12 h 30, lancer une charge de véhicule entre 11 h et 15 h, ou fixer un seuil d’activation de batterie. L’objectif est simple: lisser la demande, exploiter le pic solaire, sécuriser les pointes hivernales et, in fine, gagner en optimisation énergétique. Cet article rassemble méthodes, coûts, aides mobilisables et cas concrets, pour vous accompagner pas à pas jusqu’à la mise en œuvre — avec, à chaque étape, la possibilité de réaliser une simulation et d’être conseillé par un expert CEE.
- Lecture fine de la courbe de charge PV: ciblez vos pics, votre talon et votre taux d’autoconsommation.
- Décisions utiles: piloter chauffe-eau, IRVE et froid en heures solaires pour réduire vos kWh achetés.
- Équipements: EMS 300–1 200 € TTC, batteries 800–1 200 €/kWh, capteurs gratuits via données Linky.
- Aides: CEE plutôt sur la gestion et le pilotage; prime à l’autoconsommation et OA pour le PV.
- Résultats: 20–45 % d’achats évités selon profil; gains dépendants du prix du kWh et du taux d’usage diurne.
L’essentiel à retenir – courbe de charge PV et usages
La courbe de charge PV superpose deux trajectoires: la production instantanée de vos panneaux solaires et la puissance appelée par vos appareils. Le matin, la production photovoltaïque démarre progressivement. Vers midi solaire, elle culmine; en fin d’après-midi, elle diminue. Votre consommation, elle, suit un autre rythme: pointe du petit-déjeuner, reprise du soir, talon nocturne. L’enjeu consiste à rapprocher ces deux rythmes par une gestion de l’énergie active: lancer les usages programmables sur les heures ensoleillées, limiter les appels inutiles au réseau, lisser les pointes.
Commencez par identifier trois repères simples: 1) le pic de midi côté solaire; 2) vos pics de demande (souvent 7–9 h et 18–21 h chez les particuliers; 9–12 h et 14–18 h en tertiaire); 3) votre talon (équipements en veille, froid, serveurs). Sur une semaine type, la dispersion des courbes expose vos marges de manœuvre: si 70 % de la demande tombe quand l’irradiation est faible, la priorité sera au pilotage et/ou au stockage; si elle coïncide déjà avec la production, un simple ordonnancement horaire peut suffire. Pour approfondir les fondamentaux de mesure, appuyez-vous sur les données Linky au pas 30 min, exploitables gratuitement avec votre consentement.
Deux leviers structurent les gains. Le premier: l’ordonnancement. Chauffe-eau, lave-linge, charge lente du véhicule, pompes et ventilation peuvent être déclenchés quand le soleil est haut. Le second: l’effacement et la sobriété ciblée des périodes défavorables (déplacer une cuisson électrique à midi plutôt qu’à 19 h). Cette logique s’applique aussi aux pros: chambre froide surplombée par des panneaux solaires en toiture, process non critiques glissés de 16 h à 13 h. Pour structurer cette démarche, explorez nos scénarios d’énergie optimisés et ce guide courbe de charge PV pensé pour une action progressive et mesurable.
Point clé: ne confondez pas autoconsommation (part de la production immédiatement utilisée) et autonomie (part de la consommation couverte par le PV). Une maison peut autoconsommer 60 % de sa production mais ne couvrir que 35 % de sa demande totale sans batterie. Côté réseau, une injection bien gérée – notamment sur des toitures tertiaires – contribue à l’équilibre local. Les bonnes pratiques d’intégration réseau des ENR incitent à limiter les pointes synchrones et à éviter le « clipping » par un dimensionnement onduleur/puissance crête adapté.
Enfin, gardez à l’esprit la saisonnalité: en été, la puissance crête aide à couvrir plus d’usages diurnes; en hiver, les jours courts rendent la programmation et l’isolation encore plus décisives. Une première analyse sur 30 jours est utile, mais un cycle annuel capture les effets météo et le calendrier (vacances, fermetures, pics de production). L’insight essentiel: votre courbe de charge PV est un tableau de bord vivant; elle guide des arbitrages concrets semaine après semaine.

Lire une courbe de charge PV au quotidien
Pour démarrer, superposez 7 jours types afin d’identifier les écarts récurrents. Notez les jours nuageux, les samedis/dimanches et les périodes d’absence. Puis créez trois créneaux: 10–16 h (fenêtre solaire), 7–10 h, 17–21 h (heures sensibles). Visez au moins 2 déplacements d’usages vers la fenêtre solaire. Pour approfondir l’analyse, consultez notre analyse de la courbe de charge PV.
Éligibilité & obligations: courbe de charge PV, données et réseau
La maîtrise de la courbe de charge PV s’inscrit dans un cadre réglementaire clair. Pour le résidentiel et le tertiaire, l’installation doit respecter la norme NF C 15-100 et les prescriptions du distributeur (raccordement, protections, dispositif de découplage). Un certificat de conformité (Consuel) est requis en cas de création ou modification substantielle de l’installation. En autoconsommation avec injection, la convention d’accès et d’exploitation précise les conditions techniques et financières. Toute modification impactant la puissance ou le schéma électrique doit être déclarée auprès du gestionnaire de réseau.
Côté données, l’accès à votre courbe de mesure (puissance/énergie au pas 30 min) exige votre consentement explicite. Vous pouvez en autoriser la collecte pour analyser en continu les dérives, détecter les veilles inutiles et affiner vos scénarios horaires. Notre page dédiée aux données Linky au pas 30 min explique comment récupérer et sécuriser ces informations. Le RGPD impose de limiter la conservation au nécessaire, de documenter les accès et d’anonymiser les exports lorsque des tiers interviennent (bureaux d’études, exploitants).
En matière d’aides, retenez un point clé: les certificats d’économies d’énergie (CEE) encouragent d’abord la réduction des consommations. Le financement direct des modules PV n’entre généralement pas dans le périmètre CEE. En revanche, sont valorisables des actions de pilotage et de comptage qui optimisent la courbe de charge PV (gestion technique du bâtiment, délestage, programmation d’usages, mesure et vérification, voire variateurs). Selon le secteur (tertiaire soumis au décret éponyme, industrie, secteur public), ces dispositifs répondent aussi à des obligations de suivi et d’amélioration continue.
Pour l’injection sur le réseau électrique, les règles d’intégration réseau des ENR encadrent la puissance souscrite, les protections anti-îlotage et les seuils d’injection, avec parfois des contraintes locales (poste source, boucles HTA saturées). En toitures tertiaires, des limitations peuvent s’appliquer pour éviter des congestions diurnes. Des solutions existent: réglage de l’onduleur, pilotage consommateur prioritaire, micro-stockage basse tension.
Les exclusions les plus fréquentes concernent les installations hors normes, l’absence d’attestation de mise en service ou les équipements non certifiés. En copropriété, la décision d’équiper une toiture ou des espaces communs en photovoltaïque doit suivre les règles de majorité en assemblée générale; la répartition des bénéfices (autoconsommation collective, revente) doit être actée. En parking, les ombrières photovoltaïques sont régies par des autorisations spécifiques et un schéma de raccordement adapté; voir notre page sur les ombrières de parking photovoltaïques. En synthèse, votre projet doit simultanément respecter la réglementation technique, protéger vos données et aligner les aides avec la finalité: réduire durablement les kWh achetés et améliorer la durabilité énergétique.
Courbe de charge PV et conformité opérationnelle
Avant tout dépôt de dossier d’aide, vérifiez la conformité électrique, l’habilitation des installateurs (RGE selon les travaux éligibles) et l’exhaustivité des justificatifs (devis signés avant travaux pour les CEE, attestation sur l’honneur, procès-verbal de mise en service). Un contrôle précoce évite des refus d’aide ou des délais d’instruction.
Coûts & variables: production photovoltaïque et pilotage par la courbe de charge PV
Le coût d’un système PV prêt à produire (résidentiel) s’établit couramment entre 1 300 et 2 200 € TTC/kWc posé, selon la puissance, la complexité du chantier, l’intégration et la qualité des composants. À titre indicatif, 3 kWc peuvent représenter 4 500–6 600 € TTC; 6 kWc, 7 800–12 000 € TTC. Les variables clés: type de modules (mono PERC, TOPCon, hétérojonction), onduleur central vs micro-onduleurs, orientation/inclinaison, ombrages, longueur de câbles, renforcement de charpente éventuel.
La gestion de l’énergie vient ensuite: un Energy Management System (EMS) coûte 300–1 200 € TTC selon fonctionnalités (pilotage chauffe-eau, IRVE, PAC, scénarios tarifaires). Une batterie résidentielle se situe typiquement entre 800 et 1 200 € TTC/kWh utile (hors pose), avec une enveloppe d’installation de 1 200–2 000 € TTC. Côté tertiaire, un contrôleur multi-compteurs pour plusieurs départs s’établit entre 900 et 2 500 € HT, selon le nombre d’entrées et la connectivité. L’entretien des modules reste modéré: nettoyage annuel ciblé, inspection visuelle; prévoyez 15–30 € TTC/kWc/an pour une maintenance préventive de base.
Sur la facture, deux postes dominent: l’énergie (kWh) et la puissance (kVA). La courbe de charge bien maîtrisée réduit les pointes et permet d’ajuster la puissance souscrite. En milieu pro, baisser de 6 à 3 kVA une alimentation secondaire ou éviter les dépassements facturés peut générer plusieurs centaines d’euros économisés par an. L’accès à la mesure, lui, est souvent sans surcoût: les données Linky sont gratuites sous réserve d’autorisation; un datalogger local coûte 150–400 € TTC si nécessaire.
| Élément | Ordre de coût TTC | Impact sur la courbe de charge PV | Variables clés |
|---|---|---|---|
| Modules + onduleur 3–6 kWc | 4 500–12 000 € | Augmente le pic solaire, élargit la fenêtre utile | Orientation, ombrage, qualité onduleur |
| EMS (pilotage usages) | 300–1 200 € | Aligne usages sur production, réduit achats réseau | Compatibilité équipements, scénarios horaires |
| Batterie 5–10 kWh | 4 000–12 000 € | Décale le surplus vers le soir, lisse la demande | Nombre de cycles, rendement, garantie |
| Comptage/mesure avancée | 150–2 500 € | Qualifie pics et talon, suit les gains | Pas de mesure, connectivité, cybersécurité |
| Maintenance annuelle | 15–30 €/kWc | Maintient le rendement et la sécurité | Environnement, nettoyage, vérifications |
Deux facteurs financiers pèsent sur le retour: le prix du kWh acheté (souvent 0,20–0,30 €/kWh TTC chez les particuliers selon contrat) et le taux d’autoconsommation (40–70 % sans batterie, 60–85 % avec). Plus la courbe de charge PV épouse les usages, plus l’économie annuelle est élevée. Pour les sites tertiaires aux profils variables (semaine/week-end), l’ajout d’un pilotage de froid, ventilation et bureautique offre un effet de levier net. En un mot, le coût n’a de sens qu’au regard du profil de charge et de l’alignement heures solaires/usages.
Courbe de charge PV: leviers de coûts évités
Ciblez prioritairement: 1) suppression des veilles nocturnes (équipements dormants); 2) ordonnancement des fortes puissances sur 10–16 h; 3) limitation des pointes contractuelles. Ces trois gestes seuls reconfigurent déjà votre facture.
Aides CEE & cumul: ce que change la courbe de charge PV
Les CEE rémunèrent des kWh évités, non la production photovoltaïque. Concrètement, les modules PV ne sont généralement pas subventionnés par ce dispositif. En revanche, des actions de mesure, de pilotage et d’optimisation — directement liées à l’amélioration de la courbe de charge PV — peuvent mobiliser des primes: GTB/GTC en tertiaire, variateurs, délestage, pilotage de chauffe-eau/IRVE, sous-comptage et supervision. Les montants dépendent des kWh cumac attestés, du secteur (résidentiel, tertiaire, industrie) et des fiches standardisées applicables. Délais usuels: 2 à 5 mois entre dépôt complet et versement, variables selon l’opération et le volume.
Pour le PV lui-même, la « prime à l’autoconsommation » (barème trimestriel) et l’obligation d’achat (contrat de 20 ans) constituent les aides majeures. La prime est versée sur 5 ans et diminue généralement avec la puissance installée. Les tarifs de rachat s’appliquent à l’électricité injectée non autoconsommée. Les dispositifs évoluent régulièrement: consultez la réglementation photovoltaïque 2026 pour un point à jour sur les conditions, plafonds et cumulabilités.
Le cumul CEE + aides PV est donc possible lorsque l’objet CEE est distinct (pilotage, comptage, optimisation) de l’objet PV (production). Les opérations doivent être réalisées par des professionnels qualifiés et respecter les jalons administratifs (devis datés avant travaux, attestations signées, preuves de performance). Pour simplifier vos démarches, profitez d’une simulation guidée: « Simuler ma prime CEE ». Un conseiller peut ensuite vous aiguiller: « Être rappelé par un conseiller » et « Demander un audit » figurent parmi les options d’accompagnement proposées après simulation.
Dans les copropriétés, l’autoconsommation collective ouvre des voies intéressantes: le pilotage des communs (éclairage, ventilation, ascenseurs) sur la fenêtre solaire augmente la part d’énergie partagée. Pour préparer un dossier robuste, relisez les rubriques dédiées aux projets en copropriété et appuyez vos scénarios sur des données factuelles issues de votre courbe de charge. Selon le profil, l’économie annuelle peut franchir 25–35 % des kWh achetés pour les usages communs bien alignés.
Courbe de charge PV et dossiers d’aide sans friction
Anticipez le calendrier: collecte des mesures (30 jours minimum), choix des équipements éligibles, signature des devis avant travaux, preuves photos/numéros de série, et relevés post-travaux. Un dossier complet circule plus vite et sécurise le versement.
Étapes du projet: de votre courbe de charge PV à l’optimisation énergétique
La réussite d’un projet tient à une méthode claire et mesurable. Voici un parcours en 8 étapes pour transformer votre courbe de charge PV en plan d’actions.
- Collecter la donnée: activez la transmission des données au pas 30 min et exportez 3 à 12 mois. À défaut, installez un sous-comptage local.
- Diagnostiquer: repérez talon, pointes, jours atypiques. Classez vos usages: pilotables (chauffe-eau, froid, IRVE), semi-pilotables (lave-linge), incompressibles.
- Dimensionner le PV: ciblez une puissance qui couvre votre plateau diurne. En tertiaire, ajustez à la puissance moyenne 10–16 h pour minimiser les surplus non valorisés.
- Choisir le pilotage: EMS pour scénarios horaires; relais pour chauffe-eau; borne IRVE avec programmation; thermostat connecté pour PAC.
- Évaluer le stockage: batterie si écart régulier entre midi et pointe du soir. Comparez 5–10 kWh selon besoin et prix du kWh évité.
- Monter les aides: distinguez CEE (pilotage/mesure) et aides PV (prime, OA). Constituez le dossier avant travaux.
- Installer et paramétrer: vérifiez l’onduleur (courbe I-V, limites), le réglage de puissance, les seuils de délestage, les horaires « pleins soleil ».
- Suivre et corriger: à 30, 90 et 180 jours, comparez la nouvelle courbe de charge au référentiel. Lissez les écarts résiduels.
Deux micro-gestes rapides offrent souvent 10–15 % d’économie: programmer le chauffe-eau pour un cycle principal entre 11 h et 15 h, activer une charge lente de véhicule sur le même créneau. Pour aller plus loin, testez trois variantes d’horaires sur 3 semaines et mesurez la meilleure. Besoin d’un chiffrage encadré? Lancez dès maintenant « Simuler ma prime CEE »; en sortie, vous pourrez « Demander un audit » pour affiner votre stratégie de pilotage.
Courbe de charge PV: feuille de route 90 jours
Jours 1–30: collecte et bascule des premiers usages. Jours 31–60: affinez les seuils et testez une fenêtre IRVE. Jours 61–90: validez le taux d’autoconsommation, ajustez la puissance souscrite si les pointes ont baissé.
Erreurs fréquentes & bonnes pratiques avec la courbe de charge PV
Erreur 1: dimensionner « au plus grand » sans regarder la demande diurne. Résultat: surplus fréquent, onduleur bridé, retour dilué. Bonne pratique: caler la puissance PV sur le plateau 10–16 h et vérifier l’historique météo de la zone. Erreur 2: ignorer le talon nocturne. Vingt petits veilleurs totalisent parfois 200–300 W constants, soit 1,8–2,6 MWh/an. Bonne pratique: recenser et couper systématiquement les veilles non critiques; c’est le gain le plus rapide.
Erreur 3: piloter à la minuterie plutôt qu’à la puissance disponible. Un chauffe-eau lancé par habitude à 6 h consomme le kWh le plus cher. Bonne pratique: basculer sur un déclenchement « quand la puissance PV dépasse X W depuis Y minutes ». Erreur 4: oublier le week-end. En tertiaire, les pics d’enjeux sont parfois inversés; sans scénario dédié, le système consomme à vide. Bonne pratique: créer au moins deux profils (semaine/week-end) dans votre EMS.
Erreur 5: sous-estimer l’intérêt d’un petit stockage. 5 kWh bien utilisés déplacent 1–2 heures de pointe du soir. Bonne pratique: viser un SOC minimum adapté à votre reprise du matin, et éviter les cycles trop profonds quotidiens si la durabilité est prioritaire. Erreur 6: ignorer l’intégration réseau des ENR. Dans une boucle locale contrainte, mal régler l’onduleur peut imposer des coupures. Bonne pratique: paramétrer des limites d’injection et surveiller la qualité réseau (tension, fréquence).
Erreur 7: négliger la cybersécurité des objets connectés. Bonne pratique: mises à jour régulières, mots de passe forts, cloisonnement du réseau IoT. Enfin, évitez de disperser vos investissements: avant une batterie, épuisez le gisement d’ordonnancement et le pilotage des usages chauds. L’insight final: la courbe de charge PV n’est pas un graphique décoratif; c’est votre levier décisionnel numéro un.
Courbe de charge PV: checklist de robustesse
Vérifiez chaque trimestre: seuils EMS, consommation en veille, puissance souscrite, état des onduleurs, et cohérence des profils semaine/week-end. Documentez vos gains avec un avant/après précis.
Cas d’usage & mini étude de cas: maison, PME, copropriété
Maison Lefèvre, 6 kWc en autoconsommation avec chauffe-eau piloté et borne 7 kW programmée. Avant travaux: 5 200 kWh/an achetés, pointes à 19 h, talon 220 W. Après mise en service: production annuelle ~6 600 kWh (zone bien exposée), taux d’autoconsommation 58 % sans batterie, autonomie 37 %. Le chauffe-eau passe en cycle majoritaire 11–14 h; la charge VE lente s’étale 11–15 h les jours ensoleillés. Achats évités: 1 400–1 900 kWh/an selon météo. À 0,22–0,27 €/kWh TTC, l’économie brute atteint 308–513 € par an, hors prime d’autoconsommation. Ajout d’EMS: 690 € TTC; ROI EMS ≈ 2–3 ans grâce au déplacement des usages.
PME Agri-Frais, chambre froide et bureaux (40 kW de pointe). Toiture 36 kWc, EMS multizone. Avant: facturation d’excédents de puissance 4 à 6 mois/an. Après: programmation du dégivrage et des compresseurs sur la fenêtre 10–16 h, réduction des cumuls 9–11 h. Résultat: –18 % d’achats réseau, –2 paliers de puissance souscrite la moitié de l’année. Les CEE ont soutenu l’implémentation de la supervision et du pilotage. Cette PME a aussi engagé un audit pour préparer des actions complémentaires (variateurs, équilibrage triphasé). Pour des projets similaires, explorez l’intégration réseau des ENR et nos scénarios d’énergie optimisés.
Copropriété Horizon, 9 kWc sur parties communes. Avant: éclairage et ventilation consommaient surtout en soirée. Après: reprogrammation automatique, décalage de ventilation renforcée en milieu de journée, et temporisations d’éclairage adaptées. Achats communs réduits de 28 % la première année. L’autoconsommation collective pour quelques logements pilotes est en étude, afin d’augmenter la valeur locale de l’énergie solaire et d’améliorer la durabilité énergétique du site. Détails pratiques disponibles dans notre rubrique photovoltaïque en copropriété.
Dans ces trois cas, la bascule n’a pas consisté à « ajouter plus de panneaux », mais à aligner les usages sur le soleil, puis à considérer un petit stockage si l’écart reste structurant. Vous souhaitez un diagnostic comparable? Lancez dès aujourd’hui « Simuler ma prime CEE », puis « Demander un audit » pour transformer votre courbe de charge PV en plan d’investissement priorisé.
Courbe de charge PV: métriques de succès
Suivez ces indicateurs simples: kWh achetés/mois, taux d’autoconsommation, puissance max atteinte, durée des pointes >15 min, énergie déplacée en fenêtre 10–16 h. Une trajectoire en amélioration continue sécurise votre ROI.
Liens utiles pour aller plus loin — Règles, analyses et retours d’expérience:
- guide courbe de charge PV
- données Linky au pas 30 min
- intégration réseau des ENR
- scénarios d’énergie optimisés
- réglementation photovoltaïque 2026
Sources et cadre de confiance
Pour fiabiliser vos décisions et sécuriser vos dossiers, appuyez-vous sur des références publiques et à jour :
- ADEME – Autoconsommation photovoltaïque: bonnes pratiques de dimensionnement et de pilotage (mise à jour 2025–2026).
- Ministère de la Transition énergétique (ecologie.gouv.fr) – Aides à l’autoconsommation et obligation d’achat, barèmes et conditions (mise à jour trimestrielle).
- Légifrance – Code de l’énergie, dispositif CEE (Livre II), obligations et éligibilités (version consolidée 2026).
- Enedis – Accès et consentement aux données de comptage, formats au pas 30 minutes (documentation 2025–2026).
Suggestion technique (Schema.org): Articles et pages « Aide » peuvent embarquer les types WebPage, FAQPage (pour la section ci-dessous) et Article avec propriétés author, dateModified et about = « courbe de charge PV », « gestion de l’énergie » et « énergie solaire ».
Comment récupérer ma courbe de charge PV simplement ?
Autorisez l’accès à vos mesures au pas 30 minutes via votre espace fournisseur/gestionnaire et exportez au moins 30 jours. Vous pouvez aussi installer un sous-comptage local. Notre page dédiée aux données Linky détaille la procédure et les précautions RGPD.
La prime CEE finance-t-elle les panneaux photovoltaïques ?
Non, les CEE rémunèrent l’économie d’énergie, pas la production. En revanche, le pilotage, la mesure et l’optimisation de la courbe de charge PV peuvent être éligibles. Pour le PV, mobilisez plutôt prime à l’autoconsommation et obligation d’achat.
Faut-il une batterie pour optimiser ma courbe de charge PV ?
Pas forcément. Commencez par l’ordonnancement (chauffe-eau, IRVE, électroménager). Une batterie 5–10 kWh devient pertinente si l’écart midi/soir reste important et si le prix du kWh évité justifie l’investissement.
Quels gains viser avec une bonne gestion de l’énergie ?
Selon votre profil, 20–45 % de kWh achetés peuvent être évités grâce à l’alignement usages/production et à la réduction des pointes. Les résultats dépendent du prix du kWh, des surfaces PV et de la discipline horaire.
Puis-je ajuster ma puissance souscrite après optimisation ?
Oui. Si vos pointes diminuent durablement, une baisse de puissance souscrite réduit vos coûts fixes. Surveillez plusieurs mois de courbe de charge PV avant d’ajuster le contrat pour sécuriser la décision.



























