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L'audit industriel décortique les utilités (air comprimé, vapeur, froid, moteurs, éclairage, process) et cartographie les flux d'énergie du site. Il identifie les leviers d'économies rentables et alimente les opérations spécifiques CEE et le SMÉ ISO 50001.
Un audit industriel conforme à la NF EN 16247-3 démarre par un bilan énergétique global : achat d'énergie sur 3 ans, ventilation par vecteur (électricité, gaz, fioul, vapeur), sous-comptages existants. Vient ensuite l'analyse des utilités : rendement chaudière, taux de fuite du réseau d'air comprimé (souvent 20-30 %), efficacité des groupes froid (EER), rendement moteurs (IE1 à IE4), pertes réseau vapeur et condensats.
Le rapport quantifie chaque gisement en MWh/an et en euros, avec la CEE cumac associée si la fiche standardisée s'applique (IND-UT-121 VEV, IND-UT-134 récupération chaleur, IND-BA-112 isolation four, etc.). Les opérations spécifiques CEE (non standardisées) exigent un audit et une preuve de gain. La méthode IPMVP est recommandée pour la mesure et vérification post-travaux.
Pour un site industriel de taille moyenne (5 000-50 000 MWh/an), l'audit représente 15 000 à 40 000 € HT et identifie généralement 10 à 30 % de gisement d'économies. La fiche CEE IND-SE-02 finance une partie du coût. La certification ISO 50001 dispense de l'audit quadriennal obligatoire.
Comment fonctionne audit énergétique industriel
Cartographie flux
Bilan énergétique tous vecteurs sur 3 ans, sous-comptage installé si nécessaire.
Analyse utilités
Mesures air comprimé, vapeur, froid, moteurs, éclairage industriel, ventilation process.
Analyse process
Décomposition consommation par ligne de production, indicateurs kWh/tonne produite.
Plan d'action
Hiérarchisation actions par TRI, chiffrage CEE fiches et opérations spécifiques, calendrier ISO 50001.