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L'audit énergétique tertiaire analyse tous les usages (chauffage, ECS, ventilation, climatisation, éclairage, bureautique) et identifie les actions permettant d'atteindre les objectifs -40 % en 2030 et -60 % en 2050 fixés par le décret BACS. Il conditionne l'accès à la plupart des CEE tertiaires opérations spécifiques.
L'audit tertiaire suit la norme NF EN 16247-2 : phase de contact, réunion de démarrage, mesures sur site, analyse et rapport. Il couvre l'enveloppe (isolation, menuiseries, ponts thermiques), les systèmes CVC (production, distribution, émission, régulation), l'éclairage, les auxiliaires et la GTB. Les mesures s'effectuent par instrumentation temporaire (compteurs, sondes de température, luxmètres, analyseurs de combustion).
Le livrable détaille chaque poste par usage en kWh/m².an, hiérarchise les actions par temps de retour (< 3 ans, 3-8 ans, > 8 ans) et projette la trajectoire OPERAT jusqu'en 2050. Il précise les CEE mobilisables (fiches BAT-TH, BAT-EN, BAT-EC) et les aides régionales. Pour un bâtiment de 5 000 m² à usage bureaux, comptez 8 000 à 15 000 € HT.
L'audit est obligatoire tous les 4 ans pour les entreprises non PME (> 250 salariés ou CA > 50 M€) — article L.233-1 du code de l'énergie. Il est également exigé pour la plupart des CEE spécifiques tertiaires. Le passage à la norme ISO 50001 dispense de l'audit obligatoire.
Comment fonctionne audit énergétique tertiaire
Contact préalable
Recueil des factures et documents (plans, contrats d'exploitation, historique GTB) sur 3 ans.
Visite instrumentée
Métrologie temporaire 1-2 semaines : sous-comptage, sondes température, mesures qualité d'air, éclairement.
Analyse et scénarios
Modélisation dynamique, hiérarchisation actions par TRI, ROI et valeur actuelle nette.
Restitution OPERAT
Rapport NF EN 16247-2, trajectoire décret tertiaire, plan d'actions à 3 et 10 ans.